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 Un débouché vers la lumière... [ PV Itami ou plutôt Leah ]

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Allen Walker
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Masculin Nombre de messages : 1843
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MessageSujet: Un débouché vers la lumière... [ PV Itami ou plutôt Leah ]   Mer 26 Mai - 19:40

[ BAAAAAAAAANG ! <3 ]

Aussitôt qu’ils se retrouvèrent dans le noir, Allen chercha la table de verre gravé qu’il avait lu un peu plus tôt. Il posa ses mains devenues moites dessus, et essaya de ressentir la différence d’épaisseur du matériau. Quand cela fut fait, il se redressa et observa autour de lui. Si observer fut bien le mot à cause de sa perception difficile dans l’obscurité. Il ne distinguait plus que quelques formes furtives et floues. Il se retourna vers sa gauche et quand il sentit quelque chose lui frôler l’épaule, il sursauta. Il fut heureux qu’il fasse noir vu le bond qu’il venait de faire. Il remarqua grâce à l’activation de son œil gauche que ce n’était que la présence de Leah à ses côtés. Il rougit de honte, mais personne ne put le voir.

Lui aussi, à la suite de la jeune fille, alla examiner la porte qui s’était subitement refermée peu auparavant. Il vit sa compagne tenter d’ouvrir le battant. En vain. Il caressa doucement le bois de ses doigts, puis revint lentement sur ses pas. Il observa muettement Leah quelques instants, puis réalisant son impolitesse se frappa le front et brisa le silence qu’il avait lui même établi.

- « Excuse-moi. Ca va ? »

Question sans réponse. Allen supposa qu’elle était dans ses pensées. Il réfléchit alors enfin à une résolution pour l’énigme qu’il avait lue un peu plus tôt.

Des centaines d’idées se faufilèrent dans sa tête, exposant leur propre état à son cerveau. Idées qu’il renia toutes. Il se gratta la nuque agacé de ne pas pouvoir trouver de solutions à ce problème. De plus, il était conscient que si cela continuait dans ce sens son esprit risquait de s’engourdir. Il savait aussi que s’il cessait de penser, il ne pourrait plus jamais le faire car les mots commenceraient alors à lui manquer et les réflexions aussi. Car dans le noir, notre vision du monde est bien plus différente. On ne voit plus le temps passer de la même manière, et on attend infiniment, trouvant les minutes si longues et si courtes en même temps. Pour au final, finir plus perdu qu’on ne l’était déjà.
Mais il ne se perdit pas car il sentit bientôt la présence de Leah revenir à ses côtés. Mais quelque chose était différent. Complètement. Il ne savait pas vraiment comment l’expliquer. Sa silhouette découpée dans l’ombre semblait plus lisse, plus posée et surtout plus libre. Il l’observa et vit dans l’obscurité son regard pétiller d’une lueur qu’il ne reconnaissait pas.

« Tu n’as pas trouvé que quelque chose clochait, en arrivant dans cette pièce ? Elle n’a pas été fréquentée depuis au moins des décennies, et malgré cela les bougies étaient allumées. De plus, les tableaux paraissaient en assez bon état, contrairement à ceux que nous avons vus jusque là. La seule chose réelle, dans ce que nous avions vu, sont le canapé et la table, qui portent la marque du temps passé. Le reste de cette pièce n’était que le fruit de notre imagination, ou tout du moins d’une illusion. »

Allen entendit comme un craquement. La pièce s’éclaira un peu, ce qui lui permit de distinguer des fêlures dans les colonnes de marbre et la poussière incrustée dans ces dernières. Tout sembla vieillir en un instant. Il sentit d’un coup le vent souffler dans la salle et lui refroidir les bras. Il frissonna et s’aperçut que ce sentiment ne lui paraissait pas nouveau. Une partie de ses membres avaient du être engourdis jusque là. Comme quand il fait trop froid et qu’on ne le ressent plus, jusqu’au choc thermique.

« L’énigme fait allusion à la bise. On aurait pu croire que celle-ci s’était déclenchée avec le reste, mais en réalité, elle était là bien avant... »

Allen suivit le doigt de Leah. Il resta bouche bée en remarquant l’ouverture. L’excitation revient à lui comme une joie longtemps oubliée. Il lança un regard pétillant à Leah.

- « WAW ! T’es super forte ! »

Il remarqua alors que Leah était redevenue comme elle l’avait été depuis le début de leur rencontre, ce qui le troublait un peu. Pourtant, bien qu’elle n’avait plus cette silhouette libre, mais une chose qu’il n’avait jamais vu sur elle se dessina sur son visage. Elle souriait. A ce moment là, Allen frissonna. Elle était vraiment bien plus jolie quand elle souriait, il se demandait si elle en avait conscience. Il était heureux. Heureux qu’elle lui ai offert cette infime partie d’elle, il lui répondit la même expression sur les lèvres.

- « Ca te va bien de sourire ! »

Puis, suite à ces mots il s’engouffra dans le passage ventilé. Il monta doucement les escaliers aux côtés de la jeune fille. Il ferma les yeux. Le vent venu de l’extérieur lui fouettait le visage mais il s’en fichait. Pour lui, ce souffle rafraîchissant sonnait à ses oreilles comme un signe de liberté. Sortir de ses sous-terrains où avait été enfermé tant de choses épouvantables qu’il s’efforçait d’oublier, c’était certainement une libération.

Quand ils débouchèrent enfin à la surface, Allen resta figé de stupéfaction. Il observa dans un silence religieux la vue qui s’offrait à lui. Bien que le soleil l’éblouissait de par son renouveau soudain, il distinguait une petite clairière verte. L’herbe était fraîche et humide et l’on ne retrouvait de la terre qu’à quelques mètres plus loin, là où des arbres se dressaient autour d’un chemin. Le jeune chargé de corvée pensait savoir où ils se trouvaient mais n’en dit rien et reprit sa contemplation là où il l’avait laissée. De petites fleurs dans les tons orangés agrémentaient le sol de petites taches de couleur. On pouvait entendre dans le lointain par delà le silence présent, quelques cris rauques d’animaux parmi lesquels des chants d’oiseaux. Si l’on écoutait bien, on pouvait aussi remarquer qu’un ruisseau devait couler près. L’air qui se propageait sentait l’herbe, légèrement fumée et le doux parfum des fleurs. Le vent qui soufflait, caressait tendrement sa peau de fait à ce qu’il soit rafraîchi. Il se retourna et observa l’ouverture de laquelle ils venaient de sortir. C’était une petite entre de pierres qui ne devait pas arriver plus qu’à hauteur de son cou. L’obscurité semblait se répandre partout en bas et l’ombre des feuilles et des ronces qui entouraient les murs de grès comme un manteau. Ces derniers étaient aussi recouverts d’une épaisse couche de mousse que Allen s’amusa à caresser du bout de ses doigts. Elle était humide. Il poussa un sifflement surpris puis avança un peu plus loin, au centre de la clairière. Il épousseta ses vêtements, jeta un regard à Leah, puis s’allongea doucement dans l’herbe fraîche. Il se laissa porter par la mélodie du vent puis regarda le ciel. Il était de couleur orange, comme la lumière qui les entourait. Il tendit son bras vers les nuages comme s’il voulait les attraper puis ouvrit ses doigts et regarda l’océan orangé à travers eux. Puis il reposa sa main et ses yeux se clorent. Il respirait à grandes bouffées l’air nouveau qui l’entourait. Il se sentait bien. Il était heureux d’avoir quitté les ténèbres environnantes.

Quand il rouvrit les yeux, il lui sembla s’être assoupi, pourtant le soleil n’avait que très peu décliné. Peut-être s’était-il seulement passer quelques minutes entre l’instant où il avait renoncé à la vue et le moment où il l’avait reprise. Il se redressa et observa avec un air à moitié ensommeillé Leah qui le regardait. Il fit une mine surprise puis le bout de ses joues rougirent.

- « Ah pardon ! Je me suis laissé aller ! »

Il se releva paniqué tout en se mordant la lèvre, s’épousseta une nouvelle fois le pantalon énergiquement puis planta son regard glacier dans celui azur de la jeune fille.

- « Je pense qu’on est dans la forêt… Bref, on fait quoi ? »

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KIDA'S BAAANG&Membre du club des joyeux écrivains de mahora.
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MessageSujet: Re: Un débouché vers la lumière... [ PV Itami ou plutôt Leah ]   Mer 9 Juin - 17:32

[ Désolée du retard TT En espérant que ça te plaise! ]

« Ca te va bien de sourire ! »

Leah faillit trébucher sur les marches. Elle se rattrapa à la paroi et laissa le choc de la surprise se dissiper. C’était bien la première fois qu’on lui disait cela. Et… c’était aussi la première fois qu’elle souriait vraiment, sincèrement. Elle se dit que c’était sans doute des paroles dues au soulagement et à l’excitation. Mais elle ne pouvait se détacher de leur sens. Leah avait toujours cherché à s’amuser, à être libre et à déjouer les contraintes. Jamais à être tout simplement heureuse. Voilà où était son erreur, depuis le commencement de sa cruelle existence. Elle faillit pleurer en se tournant quelques secondes vers le passé, mais ravala tant bien que mal ses larmes. Cela n’allait pas racheter sa stupidité. Oui, depuis toujours, elle avait été idiote et aveugle, s’abandonnant à ses instincts les plus malsains. A présent, elle s’en voulait mortellement. Si elle avait pu, elle se serait tuée, là, maintenant. Mais quelque chose l’en empêchait. Ou plutôt quelqu’un. Cette personne qu’elle connaissait à peine, la seule envers qui elle avait un peu d’intérêt. Allen, évidemment. Elle le sentait si proche, à ce moment, si rassurant à ses cotés, qu’elle se sentait invincible et prête à faire l’impossible. Même si elle savait que ces impressions étaient aussi fausses qu’éphémères, elle s’en délecta le cours instant qu’elles durèrent.

Elle prit soudain conscience d’une lumière forte et chaude, comme le… soleil. L’astre diurne éclairait de ses rayons chaleureux la clairière dans laquelle ils avaient débouché. Un lieu magnifique, où tous les éléments de la nature semblaient s’être rassemblés pour offrir à Allen et à Leah ce moment de liberté inouï. Le contraste avec les souterrains était frappant. Le vent balayait insouciamment les lieux, tandis que les plantes et l’herbe verdoyantes tapissaient le sol où s’enracinaient de majestueux arbres. Leah inspira l’air frais et agréable de l’extérieur. Elle huma le parfum des fleurs, si différent de l’odeur de renfermé qui régnait en dessous. Ses yeux recherchèrent alors Allen, qui semblait être tout aussi heureux qu’elle. C’était la première fois que Leah voyait Allen à l’air libre, et son cœur faillit s’arrêter de battre. Ses cheveux à la couleur de neige flottaient autour de son visage délicat. Leah pu détailler sa cicatrice, qui dessinait sur son front un pentagramme. En réalité, cette particularité participait au charme du jeune garçon. Leah fut alors prise d’un désir incroyable. Pour la première fois de la journée, elle parvint à mettre un mot dessus, l’amour. Ce qu’elle n’avait pas eu le courage de s’avouer s’imposait naturellement à elle, maintenant qu’elle ne se raccrochait qu’à cela. Qu’à cet amour impossible qui la maintenait debout et qui l’empêchait de sombrer dans la dépression. Alors que Leah était plongé dans un gouffre immense de solitude et de défauts, cette lueur venait d’apparaître, éclairant l’abîme de tout son éclat. Mais cette lueur n’était pas invincible. Elle pouvait, telle la flamme d’une bougie, disparaître sous le moindre souffle. Rien qu’à cette pensée, Leah se sentit défaillir. Elle ne pouvait pas dépendre de quelque chose d’aussi abstrait et d’aussi fragile.

Une idée fugitive lui traversa l’esprit. Elle tenta de la repousser, mais sa teneur était trop tentante. Sa bonne conscience – aussi faible soit-elle – tenta de l’empêcher de faire quelque chose de moralement mauvais. Mais Leah n’était pas habituée à écouter la voix de la raison. Même si celle-ci murmurait toujours au fond d’elle, comme un son lancinant auquel Leah ne prêta absolument pas attention, elle activa le pouvoir télépathique d’Itami. Il suffisait d’endormir les sens d’Allen, de le plonger dans un état de demi-sommeil, de contraindre son esprit à se renfermer sur lui-même. Étant donné que ni Leah, ni Itami n’avait jamais essayé d’utiliser la télépathie ainsi, l’opération fut assez délicate, mais concluante. Allen était à peine conscient, presque endormi. Leah en profita pour lui voler un baiser. Ni court, ni long. Léger mais empreint d’une émotion indescriptible. La jeune fille se recula, sans cesser de regarder Allen. Son esprit semblait s’être vidé, elle n’arrivait plus à se concentrer sur quelque chose, ne serait-ce qu’une chose insignifiante. Une pointe de culpabilité commençait à naître en elle, et une voix moqueuse lui disait qu’elle aurait du écouter la sagesse. Mais Leah n’y fit pas attention. Elle sursauta lorsque les yeux d’Allen se rouvrirent.


« Ah pardon ! Je me suis laissé aller ! »

Une ombre de sourire passa sur le visage de Leah. Elle était à la fois soulagée qu’il ne sache rien, mais aussi amusée de l’attitude d’Allen. Il se releva rapidement et se tourna vers la jeune fille.


« Je pense qu’on est dans la forêt… Bref, on fait quoi ?
- Il n’y a plus grand-chose à faire, maintenant… Du moins, pour moi. »

Elle soupira. Elle offrit à Allen un sourire tout à fait pitoyable, et l’emmena un peu plus loin, là où elle entendait ruisseler de l’eau. Un petit cours d’eau passait en effet par là, et elle s’en approcha pour s’y abreuver. Elle ressentit le liquide vital et frais couler dans son corps, et ne regarda pas si Allen faisait de même. Cette petite expédition dans les souterrains lui avait donné soif, et elle voulait ressentir pour la dernière fois le bien-être que l’on pouvait éprouver quand on disposait d’un corps physique. Puis, elle se retourna vers l’adolescent aux cheveux blancs.


« Allen… Tout d’abord, je veux m’excuser. Pardon pour tout, absolument tout. Il faut que je te dise la vérité. Devant toi se trouve Leah, c'est-à-dire moi. Mais ce corps que tu vois appartient à quelqu’un d’autre, une fille qui s’appelle Itami et qui est à la Pension depuis un certain temps déjà. Tu l’as surement déjà croisé, elle a les cheveux plus clairs et des traits moins durs. Je n’ai pas vraiment de corps qui m’appartienne vraiment… Et puis autant tout te dire : je suis née dans l’esprit d’Itami, et j’ai tout simplement eu envie d’être moi-même actrice d’une vie, et non plus spectatrice. C’est compréhensible, non ? Enfin, je ne cherche pas à me trouver d’excuses, hein… C’est juste que je me suis rendue compte que je m’étais trompée sur toute la ligne. Je ne veux plus vivre dans ce monde, je ne suis pas faite pour ça de toute façon. Ca doit paraître un peu absurde, annoncé comme ça… Un peu beaucoup, même. J’ai été très heureuse de te connaître, en tout cas ! Tu verras, Itami est une fille sympa, finalement. Adieu… »

Elle ne pouvait plus faire marche arrière, à présent. Tout ce qu’elle avait dit était la pure vérité. Leah avait eu l’intention de partir le plus dignement possible, mais elle avait commencé à pleurer en lâchant sa longue tirade, ce qui lui donnait plus un air lamentable que fier. Elle s’essuya les yeux – qu’est ce qu’elle en avait assez, de ces fichues larmes ! – et regarda Allen pour la dernière fois. Elle lui sourit, et ne pu s’empêcher d’ajouter :

« Ah, j’aurais tellement voulu rester avec toi… »

~

J’étais totalement abasourdie. Qu’arrivait-il à Leah, bon sang ? Non seulement elle abandonnait ce qu’elle avait toujours attendu, un corps, mais elle se trouvait être raisonnable ? C’était inimaginable. Ah, et autre chose d’étrange, elle avait dit que j’étais « sympa »… Elle était pourtant censée me détester (réciproquement, d’ailleurs). Aurait-elle vraiment pu changer en si peu de temps ? Ce serait idiot de le nier, après ce qu’elle avait dit. Surtout qu’elle m’avait vraiment redonné le contrôle. Cela ne m’empêchait d’être exténuée d’avoir cherché à reprendre son corps par des moyens plus directs. Je voulu la contacter, mais elle restait muette. Je me promis néanmoins d’avoir une conversation avec elle dans les meilleurs délais. Car, malgré le soulagement que m’avait provoqué mon retour, j’étais très inquiète à propos de Leah.

C’est alors que je me retournai vers Allen. Si lui ne me connaissait pas, je l’avais souvent aperçu dans la Pension. Il était d’ailleurs plutôt populaire, d’autant plus qu’il était un chargé de corvée. Il devait me prendre pour une fille assez bizarre, maintenant… Mais bon, j’étais trop fatiguée pour faire attention à ce qu’il pouvait penser de moi.

« Enchantée, je suis Itami. Enfin, je crois que tu le sais déjà… »

Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais terriblement stupide, sur le moment.
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Allen Walker
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MessageSujet: Re: Un débouché vers la lumière... [ PV Itami ou plutôt Leah ]   Mer 16 Juin - 17:27

( VOILAAAAA ! C’est pas génial génial génial, surtout le début qui est pathétique, maiiiis. VOILAAA )

- « Il n’y a plus grand-chose à faire, maintenant… Du moins, pour moi. »

Allen ouvrit de grands yeux surpris et pencha de manière adorable la tête sur le côté. Il ne saisissait pas le sens exact de ces mots. « Que ? » lâcha-t-il sans en dire plus. Il l’observait tandis qu’elle lui emboîtait le pas. Il la suivit docilement jusqu’au cours d’eau précédemment entendu. Il ne pipa mot quand elle s’approcha de l’eau pour apaiser sa soif et la laissa faire sagement, se baissant à son tour pour venir se rafraîchir le visage. Il vit son reflet pâle et pathétique dans le miroir naturel du ruisseau transparent. Il constata que son visage était plutôt sale de poussière, que sa bouche lui semblait légèrement poisseuse bien que lèvres demeuraient douces, que ses yeux paraissaient abîmés par l’obscurité dans laquelle ils avaient été plongés et enfin que ses cheveux étaient dressés en tous sens, tel un balais à brosse qu’on trouvait dans les vieux magasins. Il eut un léger rire cristallin à cette idée futile qui s’estompa quand Leah commença à parler. Il se redressa alors, la regarda au plus profond de ses yeux et l’écouta le plus attentivement possible.

« Allen… Tout d’abord, je veux m’excuser. Pardon pour tout, absolument tout. Il faut que je te dise la vérité. Devant toi se trouve Leah, c'est-à-dire moi. Mais ce corps que tu vois appartient à quelqu’un d’autre, une fille qui s’appelle Itami et qui est à la Pension depuis un certain temps déjà. Tu l’as sûrement déjà croisé, elle a les cheveux plus clairs et des traits moins durs. Je n’ai pas vraiment de corps qui m’appartienne vraiment… Et puis autant tout te dire : je suis née dans l’esprit d’Itami, et j’ai tout simplement eu envie d’être moi-même actrice d’une vie, et non plus spectatrice. C’est compréhensible, non ? Enfin, je ne cherche pas à me trouver d’excuses, hein… C’est juste que je me suis rendue compte que je m’étais trompée sur toute la ligne. Je ne veux plus vivre dans ce monde, je ne suis pas faite pour ça de toute façon. Ca doit paraître un peu absurde, annoncé comme ça… Un peu beaucoup, même. J’ai été très heureuse de te connaître, en tout cas ! Tu verras, Itami est une fille sympa, finalement. Adieu… »

Allen enregistrait toutes les informations le plus vite et du mieux qu’il pouvait. Il en comprenait le sens évidemment –ou du moins lui paraissait-il – mais n’en saisissait pas la portée. Elle était née en Itami ? Elle n’avait pas de corps ? … Il commençait à comprendre le changement qu’il avait constaté un peu plus tôt dans le sous-sol mais son esprit était centré sur autre chose. Sur Leah et le regard triste qu’elle lui renvoyait. Des larmes venaient couler le long de ses joues telles des perles brillantes d’eau. Larmes qu’elle essuya aussitôt.

Elle fit pourtant l’effort de lui offrir un ultime sourire…

« Ah, j’aurais tellement voulu rester avec toi… »

… puis, tandis que sa voix malheureuse se brisait, elle disparut.

Et elle fut remplacée par une âme plus vive, plus douce et plus réfléchie. En un mot : « Itami ». Oui c’était cela. La même silhouette libérée qu’il avait vu auparavant dans l’ombre. A la lumière Allen remarqua que ses cheveux s’éclaircissaient progressivement comme si l’originaire prenait de nouveau le dessus sur la copie. Itami paraissait non seulement exténuée mais aussi troublée. Trouble sûrement sur à l’action de Leah. En effet elle ne devait pas comprendre. Le jeune homme observa sans un mot le regard qui l’avait tant surpris dans le noir. Il su dès qu’il le vit qu’il eut raison. Ce regard, au contraire du précédent, reflétait une vivacité d’esprit rare et une gentillesse bien plus prononcée. Ses yeux étaient aussi plus turquoise qu’avant et il se surprit à se perdre de nouveau dans cet océan azuré. Il se trouvait face à des iris bien trop absorbants… Et à part le fait que Itami semblait vraiment épuisée, il n’y avait plus aucune trace du passage de Leah. Allen en eut un pincement au cœur.

« Enchantée, je suis Itami. Enfin, je crois que tu le sais déjà… »

Il ne lui répondit pas. En effet il savait déjà qui elle était puisque Leah venait de l’en informer. Allen resta mué un instant, si bien qu’Itami sembla légèrement perplexe, comme si elle demandait qu’elle devait faire à présent.

Puis, après quelques minutes de passivités, le jeune homme d’un cheveu blanc pur s’approcha d’elle, un léger sourire à la fois malheureux et amusé aux lèvres. Il accueilli du bout de ses doigts la seule larme qui glissait encore le long du fin visage de la jeune fille. Comme un dernier vestige du passage de Leah dans ce corps fragile, dernière empreinte de ses actions. Dernière preuve qu’un instant plus tôt elle s’était trouvée à ses côtés à lui sourire tristement.

Quand Allen commença alors à parler, il était suffisamment proche d’elle pour pouvoir sentir son parfum.

- « Leah… Je suppose que là maintenant, d’où tu es, tu peux m’entendre… Je ne sais pas exactement comment t’exprimer ce que je pense alors je m’excuse d’avance si c’est un peu confus. »

Il se tut pour reprendre son souffle et mettre au clair ses idées qui se bousculaient infernalement dans sa tête. Lui même était troublé, cela pouvait d’ailleurs se lire sur son visage. Tout s’était passé trop vite : de la décision soudaine de Leah, à ses révélations sur elle-même –et sur Itami par la même occasion- et enfin à sa disparition précipitée dans un coin du cœur de sa sœur d’âme. Il avait eu du mal à prendre sur soi pour faire face à la situation qui lui paraissait atrocement compliquée, mais maintenant qu’il s’était lancé… Il soupira, ferma les yeux un instant puis les rouvrit. Et après des secondes qui lui parurent durer une éternité, il reprit enfin, le stress lui montant tout de même à la tête.

- « Hum… Pour commencer, tu n’as pas besoin de t’excuser, je ne t’en veux pas. Je crois avoir compris la situation mais il est possible que le sens m’échappe quelques fois… Et je te comprends… Enfin. Je ne veux pas dire que j’ai déjà été confronté à ça : se trouver dans l’esprit de quelqu’un d’autre, mais… Etre incapable de faire ce que j’ai envie quand je le veux, de goûter les saveurs de tous les plats, de rire et de pleurer selon mon humeur, de caresser un coussin juste parce qu’il est doux, de voir ce que j’ai envie de voir, pouvoir me trouver avec les gens qui me sont chers, les embrasser, les serrer dans mes bras, leur dire que je les aime… Etre privé de tout ça, de ma propre perception du monde, je ne le voudrais pas. Alors bien que cela ne m’est pas arrivé, j’espère de tout cœur que ça ne m’arrivera jamais. C’est évident que aies envie de vivre ta propre vie, tu sais. C’est ce qui montre ton humanité, non ?… »

Il y eut un court silence. Il revit défiler devant ses yeux le regard empreint de détresse et de regrets de Leah. Il lui sembla encore plus dur et profond qu’auparavant. Une boule se logea dans la gorge déjà serrée d’Allen et il déglutit difficilement. Il se souvenait très bien du dernier sourire –si malheureux qu’il aurait pu en pleurer- qu’elle lui avait offert. L’âme entière de la jeune fille lui avait semblée rongée par la solitude et quand il l’avait vu ainsi, un désir irrésistible de la consoler c’était imposé à lui.

- « En revanche, je n’ai pas très bien compris pourquoi tu partait ou pourquoi tu disais que tu ne voulais plus vivre dans ce monde… ah ! C’est peut-être parce que tu es restée trop longtemps avec moi ? Désolé ! Il y a des choses bien plus agréables à vivre qu’être avec moi tu sais ! Alors… »

Il ferma les yeux un instant encore et quand il les rouvrit il projeta son regard acier à l’intérieur de Itami, recherchant Leah. Il voulait absolument la consoler, à ce moment il n’aspirait qu’à cela. Alors, il lui offrit ce sourire dont il avait le secret et qu’il gardait pour ses amis les plus chers. Si doux, si paisible, si beau, si vrai et si chaleureux qu’il donnait envie de pleurer.

- « Mais tu sais… Tu es en droit de vivre. Et puis même simplement, si ton âme est née dans l’esprit d’Itami, c’est qu’en quelques sortes, elle avait besoin de toi. Alors tu as une raison d’être. »

Et sur ses mots il la prit dans ses bras et la serra autant qu’il pu pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule. Pour terminer le tout, il ferma les yeux et lui murmura doucement à l’oreille.

- « Je suis aussi heureux de te connaître ! »

Et ce fut comment il acheva sa tirade. Légèrement chamboulé par le sens même de ses paroles, Allen ne lâcha pas la jeune fille. Il commença à lui souffler dans l’oreille les paroles de « Welcome to my life » de Simple plan, mettant tout son cœur dans le chant. Il la tenait à ce moment dans ses bras comme si c’était la chose la plus rare et fragile du monde. Puis il se tut, tremblotant. Il avait tenté dans ses mots de lui transmettre tout ce qu’il ressentait. Il aurait voulu être aussi doux que les cheveux que son visage frôlait, aussi chaleureux que la peau avec laquelle il était en contact et aussi compréhensif qu’il était maintenant proche d’elle… Ils restèrent quelques instants comme cela, sans dire un mot, au milieu de cette clairière paisible et rayonnant de lumière. Même si le jeune homme ne le formulait pas, il espérait fiévreusement que c’était maintenant le reflet de l’âme de Leah. Et puis, quand il brisa enfin leur étreinte, ce fut à Itami qu’il s’adressa.

- « Enchanté, je suis Allen. Enfin ça, je crois que le sais déjà… »

Embarrassé et rouge de tout ce qu’il venait de faire, Allen commença alors à rire doucement. Très doucement. Pourtant, il lui sembla en entendre quelques échos dans le lointain, résonner comme un chant infini.

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MessageSujet: Re: Un débouché vers la lumière... [ PV Itami ou plutôt Leah ]   Dim 4 Juil - 16:51

[ J'ai finalement réussi à le poster aujourd'hui... Mais c’est affreusement nullissime. Au moins je l’ai fait.
Encore pardon de l’énorme retard, j'ai pas énormément avancé, désolée TT…
Je finirai la mise en page une autre fois, je dois y aller (oui, juste à temps)
]

Son absence de réponse me mit mal à l’aise. J’aurais sans doute été comme lui, à sa place. Ce n’est pas quelque chose que l’on voit tout les jours, je dois bien l’admettre. Mais tout ceci n’était pas sans coté positif : Leah paraissait avoir abandonné ses idées de liberté. Elle s’était résignée à son statut, celui que je lui avais donné, sans le vouloir certes, mais avec les conséquences. J’aurais voulu lui demander « Mais pourquoi as-tu fait ça ? », et l’aurai fait si Leah n’avait pas semblé disparaître. Elle était bien sûr toujours là, mais très loin, dissimulée dans des recoins de mon esprit que je ne connaissais même pas. Et j’étais triste. Triste pour Leah, de ce qui venait de lui arriver, de sa décision. Triste d’être à présent la seule de nous deux à espérer trouver une véritable place dans ce monde. Je ne l’avais jamais aimé, ce qui était plus que logique après ce qu’elle avait fait. Mais était-ce de sa faute ? J’aurais très bien pu finir comme elle, à sa place. Et puis, avec le temps, sans vraiment en être consciente, j’avais fini par accepter sa présence. Le fait qu’elle ne montre plus aucun signe de vie m’emplissait d’un vide immense.

Allen recueilli une larme qui coulait sur ma joue, une larme de Leah. Et il commença à parler :


« Leah… Je suppose que là maintenant, d’où tu es, tu peux m’entendre… Je ne sais pas exactement comment t’exprimer ce que je pense alors je m’excuse d’avance si c’est un peu confus. »

Malgré mes espérances, Leah ne se montra pas. Elle devait sans doute être très attentive, mais n’en laissait passer aucune trace. Il reprit sa tirade. Je faillis en pleurer, tellement cela était émouvant. Je n’attendais que ça, un élément déclencheur qui me permettrait de lâcher la tension accumulée ces derniers jours. Mais je résistai à la tentation. Pour une fois, je devais me montrer plus forte que mes sentiments, parce que je devais aider Leah. Tout comme le faisait Allen, après tout. Et je sentais que plus il parlait, plus elle voulait se montrer.

« En revanche, je n’ai pas très bien compris pourquoi tu partait ou pourquoi tu disais que tu ne voulais plus vivre dans ce monde… ah ! C’est peut-être parce que tu es restée trop longtemps avec moi ? Désolé ! Il y a des choses bien plus agréables à vivre qu’être avec moi tu sais ! Alors… »

Une violence inouïe me projeta à l’intérieur de moi-même. Leah avait reprit le contrôle. Pour une fois, je ne lui en voulais pas. De là, elle buvait les paroles d’Allen comme si c’était vital pour elle.

« Mais tu sais… Tu es en droit de vivre. Et puis même simplement, si ton âme est née dans l’esprit d’Itami, c’est qu’en quelques sortes, elle avait besoin de toi. Alors tu as une raison d’être. Je suis aussi heureux de te connaître ! »

Il avait pris Leah dans ses bras, et cette dernière sembla soudain regretter sa décision. Elle, resta immobile, s’imprégnant des paroles qu’Allen était entrain de chantonner, pour graver à jamais ce moment dans sa mémoire. Mais elle se reprit vite lorsque l’étreinte d’Allen s’acheva, et elle redonna le corps dans lequel elle se trouvait à sa propriétaire légitime.

* Je suis désolée pour ce que je t’ai fait, Itami. Euh… ça va te paraître futile, mais… On fait la paix ? *
* En effet, c’est futile. Mais, je ne vois pas pourquoi je refuserai… *
* Ah bon ? Et bien, tant mieux alors. Et merci.*

Un grand soulagement m’envahit. Désormais, je me sentais beaucoup mieux. J’étais heureuse que tout ceci soit fini. Heureuse d’avoir « fait la paix » avec Leah.

« Enchanté, je suis Allen. Enfin ça, je crois que le sais déjà… »

Le jeune homme commença à rire, et je me joignis à lui avec un sourire.

« Merci beaucoup, pour Leah.
Je dois te paraître folle, maintenant. Je n’aurais jamais pensé faire une rencontre aussi désastreuse avec quelqu’un… Mais bon, ce qui est fait est fait. Nous n’avons plus qu’à repartir à la case départ… »

J’avais parlé sur un ton enjoué qui se voulait amical. Je ne savais pas si ça avait eu l’effet recherché, mais je l’espérais très fort.

« Il va bientôt faire nuit, je n’avais pas remarqué qu’il était si tard ! Ah, je sais ! Viens, je vais te montrer quelque chose, suis moi ! »

Je connaissais en effet un endroit tout près d’ici, pour me promener souvent dans la forêt. Je savais qu’il était relié au ruisseau, et n’avais qu’à suivre le courant pour m’y rendre – du moins, je l’espérais. Et j’avais eu raison. Nous arrivâmes au lieu où le ruisseau s’écoulait en cascades jusqu’à un petit lac. Les rayons couchant du soleil se reflétaient sur l’eau, et celle-ci s’illuminait comme si elle était recouverte de centaines de cristaux. L’effet produit était tout simplement somptueux.
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Un débouché vers la lumière... [ PV Itami ou plutôt Leah ]
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